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Tous les secteurs ne se valent pas pour une reprise. Cette cartographie classe les principaux secteurs lyonnais selon trois critères : dynamique de marché, profil type de cible, niveau de difficulté pour un repreneur entrant.
Publié le · Par Julien Dereumaux, membre fondateur
Lyon Métropole concentre environ 65 000 entreprises (INSEE 2024) dont plus de 95 % sont des PME au sens européen. Le tissu économique a plusieurs particularités : un héritage industriel encore vivace (chimie, mécanique, plasturgie), une montée en puissance des services professionnels (conseil, IT, ingénierie), un secteur santé majeur (CHU, Lyonbiopôle, biotech) et un tissu artisanal et commerçant dense.
Repères tissu économique Auvergne-Rhône-Alpes
65 000
entreprises dans Lyon Métropole
95 %
sont des PME (<250 salariés)
2e
région française pour PIB et emploi
16 000
transmissions/an estimées dans 5-10 ans
Demande structurellement croissante (vieillissement de la population, renforcement de l'ambulatoire), réglementation stable, profils de marge solides. Sous-secteurs particulièrement actifs : services à la personne médicalisés, cabinets paramédicaux groupés, fournisseurs de dispositifs médicaux, prestataires des cliniques.
Vigilance : la régulation tarifaire (CPAM, CNAM) crée des plafonds de rentabilité dans certains sous-segments. À investiguer dossier par dossier.
L'héritage industriel d'Auvergne-Rhône-Alpes reste un atout. Mécanique, plasturgie, électronique embarquée, sous-traitance aéronautique et nucléaire forment un tissu dense de PME 5-50 salariés souvent techniquement excellentes mais sous-investies en commercial et en digital.
Opportunités pour un repreneur : moderniser le pilotage, ouvrir l'international, structurer la fonction commerciale. Marges traditionnellement de 8 à 15 % de l'EBE.
Conseil IT, cybersécurité, agences numériques, ESN spécialisées : croissance double-digit du marché, marges élevées (15-25 % d'EBE), valorisations attractives (multiples EBE 5-7×). Lyon concentre un pôle digital significatif (Pole Numérique, French Tech Lyon).
Difficulté : trouver des cibles à culture humaine forte et pas seulement des cabinets dépendants d'un seul fondateur-commercial.
Le marché est en croissance mais la rentabilité reste tendue. L'investissement gagne sur les acteurs capables de mutualiser plusieurs agences (multi-site) ou de monter en gamme sur des prestations spécialisées (familles fortunées, expatriés, séniors aisés).
Le BTP général est sensible aux cycles et à la volatilité des coûts matériaux. Les sous-segments spécialisés (rénovation énergétique, bâtiment de santé, génie civil industriel) résistent mieux. Lyon bénéficie d'une dynamique de transformation urbaine (Confluence, Part-Dieu, Métropole) qui soutient la demande.
Demande forte pour les produits locaux qualitatifs (charcuterie, boulangerie premium, brasserie artisanale, vin). Mais marges compressées par la grande distribution et coûts matières premières instables. Cibler des marques affirmées avec circuits courts plutôt que des prestataires sous-traitants.
Sauf exception (boutique de niche avec clientèle fidélisée, concept store hyperlocal), le retail traditionnel souffre de la pression e-commerce et de la baisse de fréquentation des centres-villes. Les valorisations s'en ressentent. Reprise possible mais nécessite une thèse de transformation digitale claire.
Modèle économique fragile depuis 15 ans, baisse continue des recettes publicitaires et abonnements papier. Quelques pure players digitaux sortent leur épingle du jeu. Reprise très risquée hors profil de repreneur expert du secteur.
Post-covid encore instable, sensibilité aux coûts énergétiques, tension sur le recrutement. Les niches haute-gamme (restaurants étoilés, hôtels boutique) et low-cost résistent ; le mid-market est le plus exposé. À investiguer dossier par dossier avec prudence.
| Secteur | Dynamique 2026 | Marge EBE type | Difficulté repreneur |
|---|---|---|---|
| Santé / médico-social | ++ croissance soutenue | 12-20 % | Moyenne (régulation) |
| Industrie de précision | + stable / croissance ciblée | 8-15 % | Élevée (technique) |
| Services pro digitaux | ++ croissance double-digit | 15-25 % | Moyenne (talents) |
| Services à la personne | + croissance | 5-10 % | Élevée (multi-site) |
| BTP spécialisé | = cyclique | 5-12 % | Élevée (cycles) |
| Agro-alimentaire local | + niches | 5-12 % | Élevée (matières) |
| Retail traditionnel | - contraction | 3-8 % | Très élevée |
| Presse / médias locaux | -- déclin | variable | Très élevée |
| Hôtellerie mid-market | = incertain | 5-15 % | Très élevée |
Un bon secteur ne fait pas une bonne reprise. Un mauvais secteur ne condamne pas une opération. C'est toujours le dossier individuel qui décide. Convictions partagées du collectif JD Angels
Le club rassemble des dirigeants venus de secteurs très divers. Quand un dossier est présenté, les membres ayant l'expertise sectorielle s'engagent en priorité, ce qui apporte une expertise réelle à l'audit puis à l'Advisory Board.
Voir les 10 visages publics du club pour le détail des parcours individuels.
Lyon Métropole compte environ 65 000 entreprises dont 95 % sont des PME (INSEE). Les secteurs dominants sont l'industrie (chimie, pharma, biotech, mécanique), les services aux entreprises (conseil, IT, ingénierie), le BTP, la santé et le tourisme. La métropole concentre aussi un tissu artisanal et commerçant dense dans la presqu'île et les communes périphériques.
Trois secteurs concentrent l'attention des investisseurs : la santé (cliniques privées, services à la personne médicalisés, dispositifs médicaux), l'industrie de précision (mécanique, plasturgie, électronique embarquée, héritage Auvergne-Rhône-Alpes) et les services pro digitaux (conseil IT, cybersécurité, agences numériques). Les marges sont stables ou en hausse et la demande structurellement croissante.
Trois zones à investiguer en profondeur : le retail traditionnel non digitalisé (sauf niches spécialisées), la presse / médias locaux (modèle économique fragile), et l'hôtellerie-restauration mid-market (post-covid encore instable). Ces secteurs comptent des perles mais exigent une thèse claire sur la transformation à mener.
Trois exclusions explicites : la finance pure (banque, assurance, gestion d'actifs, incompatible avec notre statut associatif), les activités illicites ou en zone grise réglementaire, et les activités qui contredisent les valeurs CJD (extraction non durable, armement non défensif). Tous les autres secteurs sont éligibles dès lors que les critères PME reprenable sont remplis.
Notre cible est l'entreprise valorisée entre 1 et 4 millions d'euros, avec au moins 5 collaborateurs et plus de 3 ans d'existence. Cela correspond généralement à un CA entre 1 M€ et 8 M€ selon la marge. Au-delà de 5 M€ de valorisation, les fonds régionaux deviennent plus pertinents que notre club ; en-dessous de 1 M€, le ticket collectif est rarement nécessaire.
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